Une fiction sur la série Prison Break, qui fait suite à l'épisode 13 de la saison 2. Avec principalement Michael, Lincoln, Kellerman et Sara
Helena Memorial Hospital, Montana
Le tracé était toujours aussi plat. Il était presque 18h30.
Soudain, le signal de l'oscilloscope se mit à trembler et dessina un pic vertigineux avant de revenir à l'horizontal.
Lorsque l'interne vint relever les constantes de Michael, il arracha la bande et découvrit l'anomalie. Intrigué, il décida d'en rendre compte immédiatement au médecin qui suivait Michael, le Professeur Lips.
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Chicago, Illinois
Bibliothèque de Park Ridge
La salle était quasiment vide à cette heure.
Ils s'installèrent devant un ordinateur, le plus à l'écart possible des quelques personnes présentes.
- Vous êtes prêts ? Fit Kellerman en insérant la clé.
Lincoln fut incapable de répondre.
Ils détenaient peut être la seule preuve encore existante de son innocence.
Il fallait qu'ils y arrivent.
"Pour Véronica. Pour Papa. Pour Michael."
Il serra les poings et se rapprocha de l'écran, le cœur battant.
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Quelqu'un frappa à la porte et la tête de l'interne apparut dans l'embrasure.
- Pas maintenant. A moins que ce que vous ayez à me dire soit plus important que mon discours de la semaine prochaine au séminaire de Memphis sur la maladie de Recklinghausen – ce dont je doute…
- Désolé de vous déranger Docteur. Mais j'ai pensé que ça vous intéresserait peut être de voir ceci…
Il s'avança dans le bureau et lui tendit la bande.
- Et bien ? Demanda le Dr Lips d'un ton impérieux. Que voulez-vous que je fasse de ceci?
- Il s'agit des derniers relevés de Michael Scofield, Docteur… Lui répondit le jeune homme avec un sourire malicieux.
Le Professeur bondit de son siège.
- Je crois que les tumeurs fibreuses vont attendre…
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(……)
- Est-ce que tout va bien ? Un des agents chargé de veiller sur ta sécurité m'a contacté. Il m'a dit que tu voulais me parler de toute urgence, que tu étais complètement paniqué…
- Ma chère sœur… Si tu savais le bonheur d'entendre ta voix…
- Terrence… J'espère que ce que tu as à me dire est vraiment important parce que je n'aurais jamais dû t'appeler de ce numéro… Les appels émis à partir de la Maison Blanche…
- Je sais… Je sais Caroline. Je connais les règles. Mais je n'en pouvais plus, il fallait que je te parle… Je… Je commence à regretter d'avoir accepté…
- Terrence ! On ne peut plus revenir en arrière… Ça ne fait que deux semaines… Je t'avais dis qu'il faudrait te montrer patient…
- Patient !? Mais cette histoire va durer combien de temps Caroline !? Combien de temps vais-je devoir rester enfermé seul dans cette maison, à avaler des médicaments pour me faire oublier la douleur, à vivre dans la peur que votre beau petit plan tombe à l'eau…? Et si Burrows était disculpé… Tu y as pensé…?
- Impossible Terrence. Tout a été prévu, calculé, planifié. Lincoln Burrows sera jugé et condamné, et dans trois ans maximum, il passera sur la chaise électrique pour le meurtre de Terrence Steadman… Je te le promets.
- Caroline…
- Terrence ?
- Et s'il y avait un grain de sable qui venait s'infiltrer dans ce bel engrenage… Sa famille pourrait intervenir, tenter de prouver son innocence…
- C'est ce que la CIA escompte. Ils ont choisi Lincoln pour une seule raison : son père… C'est lui qu'ils veulent et ils l'auront, fais-moi confiance.
- Et le reste de son entourage?
- Un fils, Lincoln Junior, 14 ans, il vit avec sa mère.
Un jeune frère, Michael Scofield, ingénieur en génie civil. Tout a fait inoffensif.
Et une ancienne petite amie, Véronica Donovan, avocate. Les seules preuves qu'elle trouvera seront celles que nous leur avons laissé – irréfutables – de sa culpabilité…
- La vidéo du parking…
- Oui. Et tes empreintes dentaires.
- …
- Burrows est un homme mort.
- Promets-moi qu'il n'y échappera pas.
- Je te le promets, Terrence.
- Merci ma chère sœur. Je t'aime.
- Moi aussi Terrence… Moi aussi.
(…….)
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Ils se regardèrent, abasourdis par ce qu'ils venaient d'entendre, incapables d'articuler un mot…
- C'est…c'est… énorme… Parvint à murmurer Sara, complètement interdite. J'espérais vaguement qu'on tiendrait peut être quelque chose, mais là… C'est incroyable.
- Incroyable, tu peux le dire. Tout avait été fait pour ne laisser aucune chance à Lincoln. Les moindres détails, rien n'avait été laissé au hasard… Du moins, c'était ce que nous pensions…
Paul secoua la tête, interloqué. Il paraissait ne pas pouvoir se remettre de la grossière erreur que les services secrets avaient fait en ne détruisant pas cet enregistrement…
- Mais est-ce que ça suffira pour rouvrir le dossier de Lincoln…? Est-ce que cette preuve est présentable devant un juge ? On tient quelque chose, n'est-ce pas…? S'exclama Sara, animée d'une soudaine excitation.
- Indéniablement. C'est plus qu'une simple preuve de l'innocence de Lincoln… C'est la preuve formelle de l'existence d'un complot et de la culpabilité de Caroline Reynolds… Je crois pouvoir dire que Aldo Burrows et Frank Tancredi ne seront pas morts en vain…
- …
- Je pense que vous vous emballez un peu trop vite…Murmura Lincoln qui était resté étonnamment silencieux jusque là…
Paul et Sara le regardèrent de travers, surpris de sa réaction. Il se tenait la tête, le visage fermé, plongé dans une profonde réflexion.
- Qu'est-ce que tu veux dire Linc ?
- Je veux dire qu'il existe une preuve à priori indiscutable de ma culpabilité – la vidéo de surveillance du parking ; et que nous tenons, nous, une preuve irréfutable de mon innocence. De toute évidence, l'une des deux est trafiquée… Le tout est de convaincre le juge… Et je pense que nos ennemis sont mieux armés que nous pour cela. Ils vont complètement discréditer cet enregistrement ; avancer que nous n'avons aucun moyen de prouver l'identité des deux interlocuteurs ; que nous aurions aussi bien pu inventer cette discussion de toutes pièces ; qu'une telle preuve aurait du être dévoilée lors de mon procès il y a trois ans… Et nous, qu'avons-nous pour lutter contre eux ? Leur pièce à conviction a disparu dans une explosion ; elle avait été acceptée et homologuée par des experts… Personne ne peut plus prouver qu'elle a été falsifiée… Autre chose encore : croyez-vous sincèrement qu'ils nous laisseront aller jusqu'au procès…? Nous seront morts bien avant. Tous les trois. Et Michael aussi.
Le silence qui suivit sembla lui donner raison.
- Alors… C'est comme ça. Tu renonces. Tu abandonnes.
Sara secoua la tête, écœurée ; furieuse de voir la résignation dans le regard de Lincoln.
- Oui. J'ai fini par comprendre. C'est inutile de lutter, de se débattre. On ne peut pas gagner contre eux. Reynolds avait raison : je ne leur échapperais pas…
- NON !! Steadman avait raison : il y a bien eut un grain de sable : Michael Scofield, ton "inoffensif petit frère"… Ils sont prenables, tu en es la preuve vivante Linc !
- Sara…Soupira Lincoln.
- Est-ce que tu es toujours aussi…radical Lincoln ? L'interrompit Paul.
Puis, le voyant froncer les sourcils en signe d'incompréhension, il poursuivit :
- Tu te résous un peu facilement je trouve… Nous n'avons pas encore dit notre dernier mot…
- Explique.
- On a un précieux avantage sur nos ennemis : ils ne savent pas que nous avons l'enregistrement… Notre meilleure chance, c'est de les avoir par surprise. Nous avons toutes les cartes en mains, à nous de bien les jouer… Conclut-il en regardant tour à tour Lincoln – dubitatif, et Sara - complètement remontée…