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Une fiction sur la série Prison Break, qui fait suite à l'épisode 13 de la saison 2. Avec principalement Michael, Lincoln, Kellerman et Sara

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CHAPITRE 50 : Un cappuccino, une Bible et Teddy

Chicago, Appartement de Lincoln

 

 

Un silence de plomb…


- J’ai vaguement l’impression d’avoir raté quelque chose, mais dites moi si je me trompe… Tiqua Sara, les lèvres pincées, les bras croisés sur sa poitrine.

 

(…)


- Et bien ? ! Expliquez-moi !! Poursuivit-elle dans un violent effort pour maîtriser la colère qui bouillonnait en elle. Après tout, j’ai cru comprendre qu’il fallait prendre ça comme une bonne nouvelle… Ajouta-t-elle sarcastiquement.


Puis, voyant que les deux hommes continuaient de fuir obstinément son regard, elle s’empara rageusement de son manteau et de son sac à main et sortit, claquant violemment la porte derrière elle.

 

 

-----


- Hmm… Bien joué Paul… Nan, honnêtement, chapeau mon vieux ! Tu veux mon avis, là on ne la revois pas avant demain… Et encore.


- Raaa ça va hein Linc ! Tu pourrais au moins reconnaître que c’est effectivement une bonne nouvelle…


- Certes. Mais elle aurait peut être préféré l’apprendre d’une manière… un peu moins directe…


- Ca lui passera. Elle va ruminer quelques heures des idées noires avant de se rendre compte qu’elle a mieux à faire… Et nous aussi.


- Qu’est-ce qu’elle est susceptible tout de même… Ajouta Lincoln en s’emparant du dossier constitué par Sara lorsqu’elle était à Rockford et en se laissant tomber lourdement sur le canapé.


- Presque autant que toi Linc. Rétorqua Paul sans le regarder, un indécelable sourire aux lèvres.


 

-----

 

Sara franchit le hall de l’immeuble et s’engouffra sous une pluie battante. En moins de deux minutes elle était complètement détrempée.

 

« Très malin ça, et tu vas où maintenant ? »

 

Elle avisa un café de l’autre côté de la route et traversa sans hésiter, manquant de se faire renverser par un conducteur qu’elle injuria copieusement.

 

-----

 

Pénitencier d’Etat de Fox River

Chicago, Illinois

 

 

Michael attendait dans la pénombre. Il ne savait pas trop quoi au juste. Il attendait, les mains croisées sous sa tête.

 

Il entendit leurs pas bien avant qu’ils n’atteignent sa cellule.

 

La lumière l’éblouit brièvement. Lorsqu’il rouvrit les yeux, Ed Pavelka se tenait face à lui, entouré de deux gardiens à la mine patibulaire.


- Scofield ! Debout. Grogna l’un des matons.


Michael obtempéra en silence.


- Vous êtes autorisé à réintégrer la détention collective Scofield, commença le directeur sur un ton neutre. J’espère que ces quelques mois vous auront été salutaires. Pour ma part, je vous aurais volontiers enfermé à vie dans cette pièce… mais l’insistance de votre avocat a semble-t-il payée… Poursuivit-il d’un air déçu. Sachez cependant que l’indulgence du précédent directeur ainsi que les privilèges n’ont plus cours désormais à Fox River. La sécurité a été lourdement renforcée, les punitions durcies... Toute tentative d’évasion est vouée à l’échec, Monsieur Scofield ! Vous seriez abattu sans sommation… Aussi je vous déconseillerais de réitérer vos petits exploits… Sur ce, bon séjour à Fox River pour les quarante-neuf années à venir… Conclut-il avec un sourire glacial.

 

Michael fixa délibérément le sol pour ne pas réagir à la provocation.

 

« Ne pas lui donner l’occasion de m’empêcher de sortir ».

 

-----

 

Sara s’installa à une table libre au fond de la salle, se débarrassa de son manteau dégoulinant et passa commande. Légèrement calmée, attablée devant un cappuccino fumant, elle déplia la feuille et relut une nouvelle fois les quelques mots écris par Michael.

 

Elle avait réagit au quart de tour. Bêtement. Une bouffée de jalousie qu’elle n’avait pas pu contrôler. Que cette Nika ait pu le voir, le toucher alors qu’elle même ne pouvait que ressasser des souvenirs en se disant qu’il l’avait oubliée !

 

Elle remettait petit à petit les événements à leur place. Ainsi Paul et Lincoln lui avaient menti. Ils ne s’étaient pas fait enlevés en allant voir Michael à Fox River comme ils le lui avaient affirmé, mais sur le chemin du retour. Ils n’avaient pas pu lui parler car l’Autre était avec lui, au parloir conjugal, comme l’y autorisait son statut de femme mariée…

 

Sara serra les poings de rage, se rendant compte que cet incident allait bien au-delà d’une simple jalousie. Pour une raison qu’elle ignorait, Michael avait apparemment repoussé Nika… Cela l’avait conduit à témoigner contre lui lors de son procès, alourdissant les charges qui pesaient déjà sur lui…

 

Elle poussa un soupir, soulagée de comprendre enfin et se résignant à faire une croix sur ces événements. L’important désormais était l’évasion. C’était la seule et unique chose qui devait compter à ses yeux : faire sortir Michael de là…

 

Le regard soudainement figé sur son trousseau de clés, elle esquissa un sourire et adressa un remerciement muet à Michael. Elle savait par où commencer…

 

Elle paya la note, se précipita dehors et héla un taxi qui pila à sa hauteur.


- A la gare, vite !

 

-----

 

Chicago, Appartement de Lincoln


- Linc, tu as une Bible ?

 

Le ton était pressant, enthousiaste.


- Mmm ?

 

Lincoln ne leva pas les yeux de ce qu’il lisait.


- Une Bible Linc ! Répéta Paul plus fort.

 

Enfin intrigué, Lincoln daigna le regarder.


- Qu’est-ce que tu veux faire d’une Bible... nom de Dieu... Pouffa Lincoln.


- Tu es désespérant parfois, tu sais ? Fit Paul en levant les yeux au ciel. J’en déduis que ce n’est pas ici que je vais en trouver une…


Sur ces mots, il s’empara de son manteau et franchit à son tour la porte.

 

‘’C’est ça ! Bande de feignants, laissez moi faire tout le boulot…’’ Grommela Lincoln en feuilletant d’un air négligeant la pile de documents étalés sur la table basse. Il trouva la télécommande, attrapa une bière et s’installa face à la télévision.

 

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Pénitencier d’Etat de Fox River

Chicago, Illinois

 

‘’Michael Scofield. Autorisé à réintégrer la détention collective.’’

 

Les grilles s’ouvrirent et Michael franchit lentement le seuil, savourant l’air froid de la nuit.

 

Un gardien l’accompagna jusqu’à l’aile A et lui retira ses menottes. Il le dévisagea un instant, murmura dans un souffle – les yeux rivés au sol, un vague ‘’désolé’’, et le poussa dans sa nouvelle cellule.

 

L’homme allongé sur la couchette du haut bascula ses jambes et sauta à terre, faisant face à Michael qui ne broncha pas.


- Je t’avais dis que j’avais les moyens de t’avoir pour moi tout seul Scofield… Murmura-t-il avec un sourire ironique pour le visage broussailleux du jeune homme.

 

Sans se laisser déstabiliser, Michael déposa ses affaires sur son lit, se redressa et jeta un coup d’œil satisfait à son nouvel environnement.


- J’aurais préféré un autre codétenu, mais je ne vais pas faire le difficile… Ca vaut largement mon ancien logement niveau confort.


Théodore Bagwell resta un instant stupéfait devant un tel calme. Pas une once de peur ne filtrait de ce diable de Scofield ! Il aurait du être à ses pieds en train de gémir, et au lieu de ça il le fixait avec un détachement insupportable.


- Et si nous reparlions de ce projet d’évasion… Se reprit-il rapidement tout en se passant la langue sur les lèvres, avide.


- Qu’est-ce qui te fait croire que j’ai l’intention de m’évader ? Rétorqua Michael en lui tournant le dos.


T-Bag s’esclaffa bruyamment tandis que Michael poursuivait :


- Toi je ne sais pas, mais il ne me reste plus que quarante-neuf ans à tirer…Répondit tranquillement Michael en se laissant tomber sur sa couchette avec un soupir de satisfaction.


Le visage brutalement crispé, T-Bag se pencha au-dessus de lui, exhibant une lame luisante sortie de nulle part.


- Ne joue pas à ce petit jeu avec moi, Scofield…. Si tu ne te montres pas un peu plus coopératif, il se pourrait que j’éprouve peu de scrupules à t’enfoncer ceci en travers de la gorge…


Michael rouvrit les yeux au contact du métal froid contre sa peau.

Ils se jaugèrent pendant une seconde, puis Michael se rapprocha jusqu’à n’être qu’à quelques centimètres de T-Bag - qui frissonna de désir, et murmura d’une voix douce, à peine audible :


- Sauf si je te tue avant…


Il se retourna face au mur et remonta sa couverture, laissant Bagwell planté au centre de la cellule, les phalanges blanchies écrasant le manche de son arme, assailli par une vague de haine pure.


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