Une fiction sur la série Prison Break, qui fait suite à l'épisode 13 de la saison 2. Avec principalement Michael, Lincoln, Kellerman et Sara
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Après avoir retrouvé leurs esprits, Lincoln et Sara voulurent connaître le détail de sa visite à Michael.
- Et bien, je ne sais même pas si tu l’aurais reconnu Linc… Je ne parle même pas de toi Sara…
- Il a tellement changé ? Demanda Linc, le cœur serré en pensant à l’état dans lequel devait être son petit frère.
- Il m’a parut complètement affaiblit… Très maigre, le visage creux… avec un petit air de Merlin l’enchanteur… Fit Paul en mimant une barbe et des cheveux exagérément longs.
Lincoln avala de travers la nouvelle et fut saisit d’une quinte de toux ; tandis que Sara fixait Paul avec des yeux ronds, cherchant vainement à se représenter Michael tel qu’il venait de le décrire…
- Comment l’as-tu reconnu alors, toi qui ne l’as vu que pendant quelques jours ? L’interrogea Lincoln.
Paul soupira et leva les yeux au ciel.
- Primo, je te rappelle que même à la "retraite", je garde quelques unes des dispositions qui ont fait de moi un agent secret… Entre autre une très bonne mémoire visuelle. Secundo, je ne connais pas beaucoup de types qui ont des codes barres et autres "Schweitzer" tatoués sur les bras. Tertio, il était très remonté contre moi lorsqu’il a su que j’étais ton avocat… Il m’a légèrement engueulé parce que nous étions en train de nous faire tabasser à mort au lieu de le défendre à son procès - enfin, ça il ne le savait pas…
Lincoln blêmit.
- Et puis il y a ça. Ajouta Paul posément.
Il s’empara de sa mallette posée à ses pieds et en sortit une feuille pliée en deux qu’il tendit à Lincoln.
Celui-ci la saisit mécaniquement et la déplia.
Ses yeux s’élargirent à la lecture des quelques mots écrits par Michael.
Sans un mot il la donna à Sara et fit signe à Paul de le suivre dans la cuisine.
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Restée seule dans le salon, Sara osa enfin baisser les yeux sur le message.
Rencontre avec David Cooper : Moi, Lincoln, Vous et une femme… SARA ? ? ?
Elle sentit son cœur déraper, rater un battement. Puis repartir.
Comment était-ce possible ? Comment pouvait-il savoir… ?
Une tornade venait de s’élever dans son cerveau, détruisant les dernières images de ces mois atroces passés à tenter de l’oublier, de le remplacer par d’autres drogues tellement moins douces…
Elle relit une seconde fois l’unique ligne, tentant de se calmer. La nervosité de l’après midi avait fait place à une excitation sans borne.
Elle détailla lentement l’écriture. Pas de doute ; c’était bien la même que sur les grues en papier…
«Michael, Michael, Michael… ! »
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- Paul, comment est ce qu’il a su pour David Cooper ? Pour Sara ? S’exclama Lincoln dès que la porte fut fermée.
- Eh ! Calme-toi Linc… Fit Paul d’une voix apaisante. Il n’y rien de miraculeux là-dedans d’accord. Il n’a pas retrouvé la mémoire…
- Je m’en doute… Autrement il n’aurait pas demandé si Sara était avec nous à Gila. Répliqua Lincoln brusquement.
- Tu te rappelles lorsque Michael a essayé de se faire la belle quelques jours après le verdict de son procès ?
- Comment veux-tu que j’aie oublié… ? Grommela Linc.
- Ce que tu as oublié, ce que nous n’avions même jamais su, c’est qu’il n’était pas seul dans cette tentative… Il était accompagné par un certain David Cooper…
Lincoln le fixa avec des yeux exorbités dévoilant le blanc de se yeux.
- Michael m’a expliqué qu’il s’était retrouvé dans la même cellule que David le jour de son arrivée à Fox River… Il l’a aidé à comprendre qui il était et… ce qu’il avait fait pour toi. Je me suis renseigné sur lui après avoir vu Michael… Un gardien m’a raconté qu’il avait écopé lui aussi d’une mise à l’isolement et d’un interdit de visite, mais après quelques jours au trou il avait complètement craqué ; ils l’ont envoyé au quartier psy et une semaine plus tard, il était de retour en détention collective…
- Je me demande pourquoi Michael n’a pas eut la même idée… Murmura Lincoln.
- Linc… Je crois que tu n’as pas saisi toute l’horreur de la condition de ton frère…Il n’a pas le souvenir d’un autre monde que Fox River. Tout ça lui était égal… Vivre ici ou ailleurs ou mourir… Il n’avait aucune existence puisqu’il n’existait même plus pour toi…
Lincoln le fusilla du regard.
- Comment peux-tu dire ça ! ? J’aime mon frère plus que tout ; je donnerais jusqu’à ma vie s’il le faut pour qu’il retrouve sa liberté… Gronda-t-il.
- Ce sont ses mots Linc, pas les miens… Le calma son ami. Mais il connaît la vérité désormais… Il sait que tu ne l’as jamais abandonné. Et avec la vérité, il retrouve l’espoir… et la volonté.
Lincoln respira profondément, soulagé du poids qui l’écrasait depuis de longs mois.
- Et pour Sara ? Fit –il en haussant les sourcils.
- Et bien, je suppose qu’il a du découvrir assez rapidement son existence… Avec toutes les rumeurs qui doivent circuler sur son compte… Sans compter qu’il a du aller plusieurs fois à l’infirmerie et je doute que Katie ne lui en ait pas soufflé un mot…
- Probable en effet…
- Si tu rajoutes a cela tout ce que David a pu lui raconter sur leur rencontre… Il savait qu’il y avait une femme avec nous à Gila, et aussi qu’une femme l’avait aidé à s’évader… Le rapprochement n’était pas difficile à faire…
- Mais pas si évident non plus…
- Il y a autre chose, je crois… Ajouta Paul avec un petit sourire satisfait. Lorsque je lui ai expliqué que nous avions été kidnappés par des anciens agents de la Compagnie, j’ai souligné au passage que nous n’avions pas pu le voir à cause d’une certaine personne… C’est à ce moment qu’il a écrit le message. Il ne voulait pas prononcer le nom de Sara au cas ou la conversation aurait été surveillée.
- Ouais… Je me souviens très bien que tu voulais raconter à Sara la visite de Nika à mon frère ; et que si tu avais regardé la route au lieu de me crier dessus, on aurait peut être pu éviter de percuter cette voiture et se réveiller ligotés avec une cagoule sur la tête… Répondit Lincoln, sarcastique.
Paul fit semblant de ne pas avoir entendu la remarque acerbe.
- Linc, excuse moi d’avoir douté de ton frère…
Lincoln se figea brutalement, l’air paniqué, la bouche ouverte. La porte de la cuisine venait de s’ouvrir dans le dos de Paul qui ne s’en était pas aperçu…
- Il n’a pas couché avec Nika !
Lincoln se claqua la main contre le front, insultant intérieurement Paul de sombre abruti…
Celui-ci comprit à sa réaction qu’il n’aurait peut être pas du prononcer ces mots… Il se retourna lentement et déglutit difficilement.
Sara se tenait dans l’embrasure de la porte, semblant tomber des nues.