Une fiction sur la série Prison Break, qui fait suite à l'épisode 13 de la saison 2. Avec principalement Michael, Lincoln, Kellerman et Sara
Je fit lentement demi-tour pour lui faire face.
- Les choses n’étaient pas censées se dérouler comme cela… Commença-t-il d’une voix plus douce. Lorsque tu es sortis du coma – amnésique, et que tu as été ramené à Fox River, Lincoln et S… Lincoln… était fou de douleur : il savait que par sa faute tu risquais une lourde peine de prison… Tu avais fais évader un meurtrier, condamné à mort et qui échappait par ta faute à la traque du FBI… Il n’y avait qu’une solution pour te sauver : faire face et innocenter Lincoln… Nous voulions ensuite persuader le juge que tu avais agis par amour pour ton frère.. Ce qui est la stricte réalité en fait… Nous avons soigneusement préparé son procès, puis Lincoln s’est rendu à la police.
Je l’écoutais, captivé et n’ayant absolument plus envie de partir.
- Comme tu le sais, nous avons gagné son procès… Lincoln n’en revenait pas ; moi non plus… Je lui avais juré que je réussirais, et il m’avait fait confiance aveuglément. Pour toi. La Compagnie avait tout perdu, Caroline Reynolds destituée, Padman et Bill Kim arrêtés… On pensait avoir fait le plus dur… Il ne restait plus qu’à te monter un dossier en béton et nous aurions tous pu laisser le passé derrière…
A cet instant, on frappa à la porte, puis Lewis entra et s’approcha de moi pour me remettre les menottes.
- Attendez ! M’exclamais-je en m’écartant vivement de lui. Il faut que vous me laissiez un peu plus de temps… !
- Rien à faire Scofield. C’est le règlement…
Sur ces mots, il m’empoigna brutalement les poignets.
C’était compter sans Kellerman, qui toussa peu discrètement pour attirer l’attention du gardien.
- Oui ! ? Grogna Lewis, hargneux.
- Je ne pense pas que vous vouliez faire cela… Dit-il tranquillement.
- Et qu’est-ce qui m’en empêche exactement ?
- Je suis l’avocat de Monsieur Scofield, dit-il en lui fourrant des liasses de paperasse sous les yeux tandis que je le regardais, les yeux ronds.
Sans perdre le moins du monde son flegme, il poursuivit :
- Si vous me donnez une autre excellente raison de porter plainte contre cet établissement je n’hésiterais pas… Je devais justement rencontrer le directeur, au sujet de la mise en isolement abusive de mon client… Je peux également évoquer votre cas si vous tentez d’embarquer de force Monsieur Scofield !
Je me retenais pour ne pas rire devant le visage blême du maton qui n’en menait pas large.
"Finalement, il est plutôt sympathique ce Kellerman…"
- Bien. Si vous pouviez nous laisser maintenant… Meeerci.
Lewis s’éclipsa sans un mot, et je retournais mon attention vers Kellerman.
- A ce sujet, Michael, se serait une bonne idée de signer ces papiers me reconnaissant comme votre avocat… Dit-il avec un clin d’œil.
Armé d’un petit sourire et d’un de ses stylos, je remplissait rapidement les documents.
- Expliquez-moi pourquoi vous n’avez pas pu me défendre.
Paul Kellerman me lança un bref coup d’œil avant de continuer son récit.
- Deux jours après que Linc ait été innocenté, le 28 juin, nous sommes venus tous les deux à Fox River. La date de ton procès n’allait pas tarder à tomber et il s’agissait d’être prêt. Malheureusement, ce jour là précisément, tu avais reçu une visite.
Je fermais les yeux et me mordis les lèvres jusqu’au sang. A cause d’Elle, le plan de mon frère avait échoué… A cause d’Elle, qui m’avait ensuite désigné comme étant un membre influent d’un réseau de prostitution…
- On dirait que tu sais de qui je parle… Me dit-il d’une voix froide et réprobatrice.
Je hochais la tête, furieux.
- Nika Volek, ma "femme"… Elle a essayé de profiter de mon amnésie… Je n’ai pas marché dans son petit jeu, alors pour se venger, elle m’a chargé lors de mon procès…
- Alors tu n’a pas couché avec elle…?
- Non.
Etrangement, ma réponse simple et franche sembla le soulager profondément.
D’autres mots prononcés par Nika ce jour là - il me semblait que cela faisait une éternité - refirent alors surface…
"Elle a bien de la chance"
Ces mots que je m’étais répété sans fin sans parvenir à autre chose qu’une folle hypothèse…
Je les rapprochais de la réaction de Kellerman, ainsi que de ce que m’avait dit David Cooper sur notre rencontre à Gila, et une idée subite me vint… Et si…
Je n’osais pas prononcer Son nom. Bien que strictement confidentielle, cette conversation pouvait être écoutée… Et je ne voulais pas compromettre mon frère et son avocat. Notre avocat.
Je m’emparais fébrilement d’une feuille traînante sur la table et écrivais ces mots :
Rencontre avec David Cooper : Moi, Lincoln, Vous et une femme… SARA ? ? ?
Ses yeux s’élargirent à cette lecture, avant de remonter en flèche vers mon visage broussailleux et tendu…
Très lentement, il acquiesça sans me quitter un instant du regard.
Je sentis mon cœur déraper, rater un battement. Puis repartir.
Soudain libéré d’un poids énorme, je mourrais d’envie de lui poser les questions qui affluaient de toutes part. Mais une seule nécessitait une réponse immédiate…
- Pourquoi n’ai-je pas réussi à vous joindre la semaine précédent mon procès ?
Kellerman comprit que cette réponse attendue depuis si longtemps était pour le moment l’unique chose importante à mes yeux…
Son visage se durcit.
- En rentrant de Fox River ce jour là, des anciens agents de La Compagnie nous ont tendu une embuscade. Ils avaient deviné la suite de nos projets et nous ont enlevé pour nous empêcher de te défendre… Leur manière de se venger… Ils nous ont emmené dans un entrepôt sordide sur les docks. Nous avons été menotté, baillonnés, cagoulés et battus à mort par ces cinq types… Sept jours de ce traitement. Ils voulaient nous garder en vie jusqu’à l’issue du procès, après quoi ils nous auraient éliminés, ton frère et moi. Je ne leur ai pas laissé ce plaisir.
Je restais les yeux braqués sur lui… Son ton me donnait la chair de poule.
Je ne voulait pas lui demander ce qu’il était advenu de ces hommes… Mais il ajouta avec un sourire terrifiant :
- Le Sénateur et un des ses amis qui faisaient une partie de pêche sur le lac Michigan quelques jours plus tard n’ont pas attrapé que des poissons…
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Lorsque je réintégrais ma cellule quelques minutes plus tard, c’était avec la promesse de Kellerman de me faire réintégrer rapidement la détention collective…
Je ne doutais absolument pas de ses capacités de persuasion…