Une fiction sur la série Prison Break, qui fait suite à l'épisode 13 de la saison 2. Avec principalement Michael, Lincoln, Kellerman et Sara
19 juin,
Pénitencier de Fox River, Illinois
-----
Une semaine…
Une semaine que Michael croupissait au fond de cette cellule obscure et froide…
Une semaine de silence, uniquement troublé par le bruit métallique du plateau qu’on lui glissait par l’ouverture trois fois par jour…
Il avait eut le temps de réfléchir, de ressasser mille et une fois les mêmes pensées, assis sur le maigre matelas, adossé contre le mur glacial…
-----
Le lendemain de son arrivée à Fox River, la cellule 40 avait été fouillée de fond en comble pendant leur heure de sortie dans la cour. Dénonciation anonyme.
Les matons avaient trouvé un sachet de drogue, caché sous son matelas.
David et lui avaient été immédiatement convoqués dans le bureau du directeur.
-----
- Messieurs… avait commencé gravement le nouveau pope en les fixant d’un air réprobateur.
- Vous semblez ne pas avoir conscience de la portée de cet acte... En introduisant une substance illicite dans l'enceinte de mon établissement, en vous livrant à d’obscurs trafics, vous vous exposez à un renforcement de votre peine… L’ Etat de l’Illinois n’est pas tendre avec les dealers... Encore moins si cela s’ajoute à un casier judiciaire déjà chargé… Fit-il en les fixant durement tour à tour.
Michael et David restèrent silencieux, attendant la question qu’ils redoutaient…
- Vous devez me dire lequel d’entre vous est responsable… Ou vous payerez tous les deux…
« Je ne peux pas croire que Michael ait fait ça… Qu’il ait eu la bêtise de risquer dix ans d’incarcération en plus pour quelques grammes de coke… Finalement, il n’est peut être pas digne de mon estime et de mon amitié… » Pensa amèrement David, la tête basse, sans se résoudre à trahir son compagnon. « A lui de se dénoncer, s’il en a le courage… »
De son côté, Michael accusa difficilement le coup, croyant en la culpabilité de David. Il avait cru pouvoir se fier à lui, avoir trouvé un allié pour traverser cet enfer, un homme de confiance… Sa déception était grande… Mais David l’avait aidé la veille, le tirant des griffes de T-Bag… Son tour était venu de lui rendre la pareille…
- Je repose ma question une dernière fois… Fit le directeur menaçant.
Michael inspira un grand coup et, redressant résolument la tête , il s’avança d’un pas.
- C’est moi…
Le directeur fit signe à un des gardiens de ramener Cooper dans sa cellule.
- Michael… Fit David doucement en résistant au gardien qui tentait de l’entraîner hors de la pièce.
Michael détourna le regard, refusant de revenir sur sa décision.
David pouvait être dehors dans cinq ans avec une conduite irréprochable… Mais pas si on lui collait un autre chef d’accusation sur le dos…
Tandis que son sort à lui était encore incertain…
Il le devait. Pour David… Et pour son père…
Michael savait qu’il portait une immense part de responsabilité dans sa mort… Et en aidant le fils, il imaginait réparer ce qu’il devait au père
-----
Il fut entraîné sans ménagement dans le quartier où il avait passé la nuit lors de son arrivée.
Il se laissa bousculer sans réagir, acceptant le sort qu’il avait choisit d’endosser, et la lourde porte se referma sur lui, le laissant seul dans le noir, dévoré par d’obscures pensées…
-----
C’était une semaine auparavant.
Une semaine durant laquelle il avait tenté de reconstituer les pièces éparses du puzzle de sa vie…
Son frère, Lincoln Burrows, condamné à mort.
Terrence Steadman, l’homme qu’il était accusé d’avoir tué, le frère de la Présidente.
Le braquage, qui l’avait mené droit ici une première fois. Cellule 40.
Ses tatouages : Allen Schweitzer, English Fitz Percy. Cute poison. Ripe Chance Woods…
L’infirmerie. Katie, Sara…
L’évasion. Théodore Bagwell, Abruzzi, Haywire, Tweener…
David Cooper, D.B Cooper, Anna… Une famille brisée.
Et puis, comme une obsession, toujours le même cauchemar qui le réveillait au beau milieu de la nuit et lui donnait des sueurs froides.
Des hommes et des femmes souffrants et l’implorant de les aider. Lui, impuissant, leur tendant la main sans pouvoir les toucher, sans pouvoir faire quoi que ce soit d’autre que d’assister à leur mort douloureuse, tandis qu’un ricanement narquois lui murmurait sans cesse à l’oreille : « Ca te fait mal hein Scofield… »
Au milieu de ces indices entremêlés, un homme en quête de son identité : Michael Scofield, ingénieur en génie civil échoué dans un pénitencier d’Etat.
-----
Un bruit de chaînes se fit entendre dans le couloir.
On amenait un nouveau détenu à l’isolement.
La porte de la cellule voisine se referma sur celui-ci.
Puis, Michael entendit des pas se diriger de son côté, une clé glissa dans la serrure , tourna avec un cliquetis métallique. Le battant s’ouvrit sur Stolte.
- Dehors Scofield ! Tu réintègres l’aile A… Fit-il d’une voix forte.
Au même instant, dans la cellule voisine, l’homme sentit son cœur s’emballer. « Scofield… ? Etait-il possible que… »
Il se releva d’un bond et colla son visage contre la mince ouverture.
- Michael ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Celui-ci se retourna, étonné, et sursauta en croisant son regard… « Ces yeux bleus, cette voix… »
- Michael ! ! C’est moi, Lincoln … Ton frère… ! Cria-t-il, suppliant.
- Lincoln… Fit Michael, éberlué et sans comprendre.
Le gardien l’entraîna inexorablement loin de ce frère pour qui il avait tout donné, mais qui ne semblait pas pouvoir échapper à son destin…