Une fiction sur la série Prison Break, qui fait suite à l'épisode 13 de la saison 2. Avec principalement Michael, Lincoln, Kellerman et Sara
Après avoir traversé le Colorado et le Wyoming sans incident, le train s'arrêta en gare d'Helena – capitale du Montana, en milieu d'après-midi, et ses "dangereux" passagers en descendirent, ensommeillés et endoloris…
Kellerman regarda l'heure puis, après un coup d'œil à son équipe de choc :
- Il va falloir nous procurer une voiture pour nous rendre à Blackfoot… On pourrait faire un petit prélèvement sur le magot ; l'opération ne va pas coûter un million de dollars tout de même…
Sara lui adressa un regard noir.
"Allons bon, si elle s'y met elle aussi…" Pensa-t-il énervé.
- Et avec quoi avez-vous l'intention de payer alors? Il poursuivit ironiquement : Où avais-je la tête ? On a une véritable fortune sous la main mais ces braves petits cœurs ne veulent pas y toucher… Vous préférez peut-être y aller à pied ! Excusez-moi dans ce cas si je ne vous suis pas… s'emporta-t-il avant de leur tourner le dos et de commencer à s'éloigner.
Lincoln regarda son frère avec une pointe d'inquiétude.
- Michael ! On ne peut pas le laisser filer comme ça…
- Va avec lui. Débrouillez-vous pour dénicher quelque chose qui ressemble à une voiture… Et heu… pas question de la voler, je ne tiens pas à se qu'on se fasse remarquer… Tu devrais avoir assez pour payer avec ce que tu lui avais pris.
- Et vous ?
Michael regarda Sara.
- On va aller se renseigner sur la sœur de David. Elle doit être dans un hôpital de Chicago… Il faut qu'on réussisse à savoir où envoyer l'argent. On se retrouve à la voiture Ok ?
Lincoln hocha la tête en signe d'assentiment et s'éloigna en courant pour rejoindre Kellerman.
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- Eh ! Ne vous inquiétez pas, grâce à vous on n'ira pas à pied finalement…
- Ah, vous vous êtes décidés à être un peu raisonnable… Fit-il avec un petit air supérieur.
- On va même devoir être TRES raisonnable… Parce que tout ce qu'on a se sont ces quelques centaines de dollars que je vous avais "emprunté"… Lui répondit Lincoln moqueur.
- Bande de… ! Vous me le paierez ! Lança-t-il fou de rage.
- Je tiens juste à vous rappeler que c'est moi qui ait votre flingue… rétorqua Linc avant de partir dans un grand éclat de rire.
Kellerman le regarda, étonné.
- ….
- Vous ne pouvez pas comprendre ce que c'est que de retrouver sa liberté…soupira Linc. C'est un plaisir qui se savoure à chaque instant, alors excusez-moi si je me défoule un peu sur vous… J'ai si souvent rêvé ne serait-ce que de pouvoir marcher 300 mètres sans être arrêté par un grillage…, poursuivit-il rêveur. Vous savez, c'est terrible de se savoir innocent et de sentir tous ces regards accusateurs se poser sur vous. Aucune justification n'est utile lorsque tout le monde vous croit coupable… Mais mon frère a cru en moi et… il m'a sauvé…
Kellerman ne l'écoutait plus, perdu dans de lointains souvenirs…
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Il devait avoir sept ou huit ans...
Le maître parcourait la classe de ses grandes enjambées qui faisaient frémir le parquet. Il grondait de sa grosse voix et tous les élèves baissaient la tête de peur de croiser son regard noir et sa moustache frémissante de colère.
- Vous passerez la nuit ici s'il le faut mais vous ne partirez pas avant que je sache qui a fait CA ? S'écria-t-il furieux en désignant le sexe dessiné sur le tableau noir.
Il avait alors eut le malheur de sourire et le maître l'avait repéré.
- Oui, Owen ? Quelque chose vous fait rire ?
- Non Monsieur.
- En êtes vous sûr Owen ?
- Oui Monsieur.
- Je pense que vous me mentez Owen, et que c'est vous l'auteur de ces obscénités !
- Non Monsieur.
- Vous osez me contredire Kravecki !! Rugit le maître.
Il avait baissé la tête, signe de défaite. Le vieux sadique avait un coupable tout trouvé et il ne le lâcherait pas…
- Les autres, vous pouvez sortir. Kravecki, allez effacer ça immédiatement ! J'en référerais à la mère supérieure de l'orphelinat qui décidera de votre punition.
Le véritable coupable s'était précipité vers la sortie, caché dans la masse des autres élèves.
Finalement, il avait du écrire 500 fois "Je ne dois pas dessiner d'obscénités ni me montrer insolent envers mon professeur" et avait été privé de dessert pendant un mois. Il croyait avoir oublié l'humiliation et le sentiment d'injustice qu'il avait ressenti…
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- Eh, Kellerman, vous m'écoutez ? Lui demanda Lincoln, interrompant le cours de ses pensées.
- Hum… Oh, je… Je pensais à quelque chose.
Il lui adressa un sourire – un sourire spontané comme celui de ses huit ans…