Une fiction sur la série Prison Break, qui fait suite à l'épisode 13 de la saison 2. Avec principalement Michael, Lincoln, Kellerman et Sara
« Michael Scofield. Autorisé à réintégrer le quartier de détention collective »
Michael franchit le seuil, complètement hébété. « Son frère… SON FRERE ! ! »
Insensible à l’éclat éblouissant du soleil après une semaine de pénombre, il se dirigea mécaniquement vers le centre de la cour.
« Pourquoi… ? Oh pourquoi… ! !? »
Son échec le submergea, l’entraîna dans les profondeurs d’un vaste océan de honte et de détresse.
Il se laissa aller à ce sentiment d’euphorie, ce tourbillon qui l’attirait vers le fond.
L’oxygène lui manquait.
Sa vue se brouillait. Ses jambes tremblaient. Il suffoquait.
Il s’écroula, face contre terre…
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Il ouvrit difficilement les yeux, aveuglé par la blancheur de la pièce.
- Bonjour Monsieur Scofield… ! Vous nous avez fais une belle peur hier…
Katie le regardait avec un sourire rassurant.
- Vous êtes dans la salle des malades... Personne n’a été capable de m’expliquer ce qui vous est arrivé… Vous sauriez peut être me dire…
Michael hésita un instant.
- Insolation, je suppose. Fit-il avec une moue incertaine.
- Possible. Vous ne seriez pas le premier… Soupira Katie avant d’ajouter : Je vais vous garder encore quelques temps en observation… Profitez-en et reposez-vous.
Michael la remercia d’un petit hochement de tête, puis, ses visites terminées, elle se dirigea vers la sortie.
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Michael poussa un profond soupir. Son frère… Lincoln s’était fait capturer. Il allait être exécuté. Il était innocent. Retour au point de départ.
Et ce n’était pas tout… Il l’avait vu, il avait croisé ses yeux aciers. Il l’avait entendu, il avait frémit au son de sa voix… Mais le brouillard qui masquait ses souvenirs ne s’était pas dissipé…
Avec un geste rageur il repoussa le drap blanc qui le recouvrait et s’assit sur le bord de son lit.
- Désolé de t’avoir soupçonné mon vieux… Fit une voix calmement.
Michael redressa vivement la tête.
David lui faisait face, assis dans le lit voisin.
Il avait le visage défiguré, les pommettes recouvertes de pansements, les yeux entrouverts faiblement, bordés de noir, les mains bandées, les lèvres fendues en un sourire douloureux.
- Nom d’un… ! ! Fit Michael en étouffant un cri. Qui t’a arrangé comme ça ? ? !
Puis réalisant ce que David venait de lui dire :
- Et… Comment ça « désolé de t’avoir soupçonné… » Tu veux dire que ça n’était pas toi qui avait planqué la drogue sous mon matelas… ? Fit-il interloqué.
David le regarda bizarrement.
- Mais… Si tu croyais que c’était moi… Pourquoi t’es-tu dénoncé… ? !
Un semblant de malaise pesa un instant, bientôt troublé par un rire complice qui arracha un cri de douleur à David.
- T-Bag… Il n’a pas trop apprécié que je l’envoie balader...Expliqua-t-il toujours souriant. Il a introduit la coke par l’intermédiaire d’un de ses chiens de garde… Sauf que c’était moi qui était sensé passer une semaine à l’ombre.. Ce cher Teddy en aurait profité pour reprendre sa petite discussion avec toi… Ils m’ont chopé discrètement dans la remise et ils m’ont tabassé jusqu’à ce que je sois incapable de bouger… Quatre contre un… Ces types ont le sens de l’équité…Fit-il ironiquement. Et encore, T-Bag ne s’est pas sali les mains, il a laissé ses tueurs faire le boulot…
- Je… Je ne sais pas quoi dire… Murmura Michael la gorge sèche. Je croyais te sauver la mise… Et… c’est encore toi qui a pris tous les coups à ma place… Ma dette vient encore de s’alourdir on dirait…
- Tu ne me dois rien Michael ! Rien du tout ! Oublie ça… Je sais vers qui me tourner maintenant…
Un voile sombre passa soudain sur le visage de Michael.
- Quoi ? Fit David – inquiet, qui remarqua immédiatement sa crispation.
- C’est mon frère… Ils l’ont rattrapé… Lui répondit-il en tentant de contrôler les battements effrénés de son cœur…
David eut un sourire énigmatique.
- J’ai appris ça oui… Mais ce qui se dit par ici, c’est que… Il se serait lui-même rendu à la police…
Michael écarquilla les yeux, bouche bée, encore plus déstabilisé, et se prit la tête dans les mains pour calmer la tempête qui se déchaînait…