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Une fiction sur la série Prison Break, qui fait suite à l'épisode 13 de la saison 2. Avec principalement Michael, Lincoln, Kellerman et Sara

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CHAPITRE 38 : LE PROCÈS (partie 3)

(...)




Sur ces mots, il sortit lentement la clé USB de sa poche…

 

Affolé, Justin Junk chercha nerveusement un soutien  auprès des avocats de son bord mais tous fuyaient son regard, prenant fébrilement des notes inutiles…

 

Paul inséra la clé, puis, s’adressant d’une voix ferme au juge, à son adversaire et à toutes les personnes présentes :

 

-         La première voix est celle de Caroline Reynolds. La seconde celle de son frère, Terrence Steadman…

 

Sans quitter Lincoln des yeux, il lança l’enregistrement.

 

----- 

 

 

(……)

-         Est-ce que tout va bien ? Un des agents chargé de veiller sur ta sécurité m'a contacté. Il m'a dit que tu voulais me parler de toute urgence, que tu étais complètement paniqué…

 

-         Ma chère sœur… Si tu savais le bonheur d'entendre ta voix…

 

-         Terrence… J'espère que ce que tu as à me dire est vraiment important parce que je n'aurais jamais dû t'appeler de ce numéro… Les appels émis à partir de la Maison Blanche…

 

-         Je sais… Je sais Caroline. Je connais les règles. Mais je n'en pouvais plus, il fallait que je te parle… Je… Je commence à regretter d'avoir accepté…

 

-         Terrence ! On ne peut plus revenir en arrière… Ça ne fait que deux semaines… Je t'avais dis qu'il faudrait te montrer patient…

 

-         Patient !? Mais cette histoire va durer combien de temps Caroline !? Combien de temps vais-je devoir rester enfermé seul dans cette maison, à avaler des médicaments pour me faire oublier la douleur, à vivre dans la peur que votre beau petit plan tombe à l'eau…? Et si Burrows était disculpé… Tu y as pensé…?

 

-         Impossible Terrence. Tout a été prévu, calculé, planifié. Lincoln Burrows sera jugé et condamné, et dans trois ans maximum, il passera sur la chaise électrique pour le meurtre de Terrence Steadman… Je te le promets.

 

-         Caroline…

 

-         Terrence ?

 

-         Et s'il y avait un grain de sable qui venait s'infiltrer dans ce bel engrenage… Sa famille pourrait intervenir, tenter de prouver son innocence…

 

-         C'est ce que la CIA escompte. Ils ont choisi Lincoln pour une seule raison : son père… C'est lui qu'ils veulent et ils l'auront, fais-moi confiance.

 

-         Et le reste de son entourage?

 

-         Un fils, Lincoln Junior, 14 ans, il vit avec sa mère.

Un jeune frère, Michael Scofield, ingénieur en génie civil. Tout a fait inoffensif.

Et une ancienne petite amie, Véronica Donovan, avocate. Les seules preuves qu'elle trouvera seront celles que nous leur avons laissées – irréfutables – de sa culpabilité…

 

-         La vidéo du parking…

 

-         Oui. Et tes empreintes dentaires.

 

-        

 

-         Burrows est un homme mort.

 

-         Promets-moi qu'il n'y échappera pas.

 

-         Je te le promets, Terrence.

 

-         Merci ma chère sœur. Je t'aime.

 

-         Moi aussi Terrence… Moi aussi.

(….)


-----

Un silence éloquent régna dans la salle lorsque les deux voix cessèrent…

 

La partie adverse était sous le choc.

 

Cependant, Justin Junk se ressaisit rapidement. « Voilà donc la fameuse preuve qui était sensée remettre en question la condamnation… Ils n’ont plus aucune carte en main, plus rien… Et il sont attaquables… » Se réjouit-il.

 

Il repoussa lentement sa chaise, remis en place sa cravate et fit quelques pas vers le bureau du juge.

 

-         Votre Honneur… Je conteste la validité de cette preuve… Elle n’a pas été enregistrée en tant que pièce à conviction. Elle aurait dû être présentée lors du procès il y a trois ans…

 

-         Elle n’est en ma possession que depuis deux semaines… Rétorqua Paul prudemment.

 

-         Pouvez-vous prouver l’identité des deux interlocuteurs… ? Après tout, vous auriez aussi bien pu fabriquer cette preuve de toutes pièces, dans un ultime geste désespéré pour sauver votre client…

 

-         Objection Votre Honneur ! Cela n’est rien de plus que de la calomnie… Proclama Paul, faussement outré.

 

-         Objection retenue. Veuillez cependant répondre à la question de Maître Junk…

 

-         D’après une analyse vocale très poussée basée sur les discours de Madame la Présidente, réalisée par un de mes contacts – un ancien agent secret à la retraite spécialisé dans ce genre d’interventions, il n’y a aucun doute possible sur l’identité de Caroline Reynolds…  En revanche, je ne possédais aucun modèle pour son frère… Mais je doute fort qu’elle s’adresse à un autre homme en l’appelant « Terrence »… Fit-il narquoisement.

 

-         Très bien… Poursuivit Justin Junk qui n’était pas prêt à abandonner pour autant…

 

-         Cette conversation entre la Présidente et son frère n’est - à mon avis, que l’une des très nombreuses conversations qu’elle a pu avoir avec lui de son vivant…

 

-         Impossible.

 

Junk pris peur. Ce Kravecki semblait si sûr de lui… Il allait se faire bouffer, réduire en miettes par ce débutant…

 

-         Et pourquoi je vous prie… ? Demanda-t-il le visage blême.

 

-         Terrence Steadman est supposé avoir été tué le 17 janvier 2002… Or cet enregistrement est daté du premier février 2002, soit deux semaines après sa mort… Cela correspond étrangement avec les propos de Madame Reynolds ne trouvez vous pas ? : « Terrence ! On ne peut plus revenir en arrière… Ça ne fait que deux semaines… »

 

L’avocat resta silencieux. Il s’était fait piégé…

 

-         De plus, Monsieur Steadman fait référence à la villa dans laquelle il est enfermé… Cela corrobore les dernières paroles de Mademoiselle Donovan… Madame Reynolds évoque également les « empreintes dentaires »…ainsi que « la vidéo du parking » et sous entend qu’elles auraient été fabriquées de toutes pièces… Faites le lien avec toutes les informations que je vous ai apporté… Cela commence à faire beaucoup de coïncidences n’est-ce pas ? Mais ce que vous ne pouvez nier, c’est que Madame la Présidente confirme l’existence d’un complot contre mon client : « Lincoln Burrows sera jugé et condamné, et dans trois ans maximum, il passera sur la chaise électrique pour le meurtre de Terrence Steadman… » Ce sont ses mots, pas les miens ! 

(…)

 

-         Je pense que je n’ai rien de plus à ajouter. A la justice de trancher. Mais que ces derniers mots restent clairement présents à votre esprit : « Burrows est un homme mort… » Elle en a fait la promesse…

 

-         Réalisez-vous la gravité de vos révélations Maître Kravecki ? L’interpella le juge Cussler.

 

-         Parfaitement Votre Honneur.

 

-         Vous incriminez la Présidente des Etats-Unis d’Amérique…

 

-         Votre Honneur, je ne fais que divulguer la vérité. J’ai travaillé pour ces gens en pensant faire le bien et servir mon pays… Et j’ai eu la chance de réaliser mon erreur avant qu’il ne soit trop tard… ! J’essaye seulement de réparer désormais…

 

-         Qui sont ces « gens » ?

 

-         La Compagnie, une organisation puissante et tentaculaire qui opère dans l’ombre, est à l’origine de ce complot… Leur cible n’était pas Lincoln Burrows… Indirectement, c’est son père qui était visé : un ancien de La Compagnie qui s’est enfui avec des secrets que certains ne voulaient pas voir divulgués… Je pourrais fournir des noms.

 

Le juge Cussler le fixa, tentant de lire dans son regard ce qu’il ne lui avait pas dit… Mais il ne vit que de la franchise et un désir profond de rédemption… 


----- 



Un peu plus tard… 


« A l’issue de ce procès, toutes les charges retenues contre Lincoln Burrows sont levées et sa condamnation annulée. Monsieur Burrows : vous êtes libre de quitter ce tribunal… »

Lincoln enfoui son visage dans ses mains, ne parvenant pas à réaliser pleinement ce que ces mots voulaient dire… Après trois années d’horreur et de peur…

 

-         C’est fini Lincoln ! Nous avons gagné ! S’exclama Paul en l’étreignant puissamment. Tu es libre… Plus besoin de fuir… Plus de couloir de la mort…

 

Lincoln releva la tête et le regarda avec des yeux embués de larmes.

 

-         Grâce à toi Paul… Merci.

 

- Tu me remercieras lorsque nous aurons tiré ton frère de Fox River… Fit-il en lui adressant un sourire éblouissant. 
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